Approuvé en Conseil des ministres : Accompagnement obligatoire des bénéficiaires du revenu d’intégration confrontés à des problèmes de dépendance
Toute personne qui s’adresse à un CPAS pour bénéficier du revenu d’intégration et qui est confrontée à un problème de dépendance, devra obligatoirement suivre un parcours d’accompagnement. C’est ce qu’annonce la ministre de l’Intégration sociale Anneleen Van Bossuyt. « Le revenu d’intégration est destiné à soutenir les personnes en difficulté, et non à financer une dépendance aux frais de la société. Quiconque souhaite bénéficier d’un soutien, doit donc accepter de se faire aider. »
En cas de suspicion de dépendance chez une personne qui demande ou perçoit le revenu d’intégration, le CPAS l’orientera vers un médecin pour un examen médical. Si le médecin constate une dépendance, le traitement recommandé sera intégré dans un parcours d’accompagnement individuel (qui fait partie du PIIS) que la personne concernée devra suivre pour obtenir ou conserver le revenu d’intégration.
« Il ne s’agit pas de punir, mais de ne pas les laisser tomber et de les aider à s’en sortir », déclare la ministre Van Bossuyt. « Nous ne pouvons pas imposer une « guérison » complète de leur dépendance comme condition pour bénéficier du revenu d’intégration. Nous attendons cependant un engagement clair de leur part. La dépendance est une problématique extrêmement complexe, mais ne rien faire n’est pas une option. Sans accompagnement, ces personnes restent enlisées dans une situation sans issue. »
Les personnes endettées bénéficieront également d’un parcours d’accompagnement budgétaire ou de gestion de budget.
Accompagnement obligatoire pour tous les bénéficiaires du revenu d’intégration
Les bénéficiaires du revenu d’intégration seront désormais tenus de signer et de respecter un tel parcours établi sur mesure. L’objectif principal est d’inciter les personnes à s’orienter vers l’emploi et à s’intégrer pleinement dans la société. Cette activation était déjà obligatoire pour les nouveaux bénéficiaires depuis 2016, mais elle est désormais étendue à tous, y compris aux personnes qui bénéficient du revenu d’intégration depuis longtemps et à celles qui bénéficient d’un « revenu d’intégration équivalent », comme les personnes déplacées temporairement d’Ukraine.
« Un accompagnement proactif devient la norme pour tous. Nous veillons ainsi à ce que toute personne bénéficiant d’un soutien, prenne réellement des initiatives pour trouver un emploi et devenir autonome. »
Cette réforme permet au gouvernement Arizona de franchir une nouvelle étape pour faire du revenu d’intégration un tremplin. Un accord avait été conclu en début d’année concernant les exigences linguistiques obligatoires, les cours d’intégration et la volonté de travailler pour les primo-arrivants afin de bénéficier d’un revenu d’intégration complet. Cette démarche vise à éliminer les obstacles à l’accompagnement et à l’activation des personnes confrontées à des problèmes de dépendance.