Fermeture définitive de l'hôtel d'accueil pour demandeurs d'asile - La ministre Van Bossuyt : « Je tiens ma promesse. »

Le dernier hôtel d'accueil pour demandeurs d'asile en Belgique a officiellement fermé ses portes la semaine dernière. C'est ce qu'a annoncé la ministre de l'Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt. Cela met définitivement fin à une pratique qui, selon elle, symbolisait l'échec de la politique d'asile et de migration du gouvernement précédent. « L'acceuil dans des hôtels n'a jamais été une solution durable. C'était le symptôme d'années d'indifférence et de choix politiques laxistes », explique Mme Van Bossuyt. « J'avais promis d'y mettre fin, et c'est chose faite aujourd'hui. »  

Au début du mandat du gouvernement De Wever, cinq hôtels à Bruxelles étaient encore utilisés pour accueillir des demandeurs d'asile. Au total, environ 400 personnes y séjournaient. Dès que le flux d'asile a commencé à diminuer, le ministre a entamé une réduction contrôlée. La semaine dernière, le dernier hôtel a fermé ses portes.   

« L'accueil des demandeurs d'asile doit se limiter au strict nécessaire et n'a pas sa place dans des chambres d'hôtel », souligne M. Van Bossuyt. « Même s'il ne s'agissait pas d'hôtels de luxe, le signal envoyé était faux. Tant envers les demandeurs d'asile potentiels qu'envers nos citoyens. Aujourd'hui, cela n'est plus explicable. »  

La fermeture des hôtels est possible grâce à une nette diminution du nombre de demandes d'asile. Depuis la mise en place des mesures de crise du ministre, l'afflux a diminué de 28 % par rapport à l'automne 2024. Cela représente près d'un tiers de demandes en moins.   

Au niveau européen également, le revirement est clair. En 2024, le nombre de demandes d'asile en Belgique avait encore augmenté de 12 %, alors que les chiffres au niveau européen avaient baissé de 12 %. En 2025, la Belgique suit à nouveau la tendance européenne, avec une baisse de 13,1 % sur base annuelle. Ces derniers mois, les chiffres baissent même plus rapidement que la moyenne européenne.   

Pour le ministre Van Bossuyt, ce n'est qu'une première étape. « Nous sommes loin d'avoir terminé. En 2026, des mesures supplémentaires seront prises pour limiter davantage l'afflux. Ce qui se passe aujourd'hui est un tournant et non la fin. Je continue à travailler. »