La ministre Van Bossuyt lutte contre les abus et met fin à l'aide au retour pour les Brésiliens
La ministre de l'Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, a mis fin à l'aide à la réintégration des Brésiliens. Selon Mme Van Bossuyt, le système faisait l'objet d'abus. « Le retour volontaire et la réintégration sont des instruments utiles, mais pas pour les personnes qui souhaitent en tirer un avantage purement financier. Les abus cessent ici », déclare la ministre.
En 2025, 3 122 personnes sont retournées volontairement dans leur pays d'origine, dont 953 Brésiliens, soit plus de 30 % de l'ensemble des rapatriés volontaires. En 2024, ce chiffre s'élevait même à environ 1 000 personnes originaires du Brésil. Cependant, la plupart des Brésiliens qui viennent en Belgique n'entament pas de procédure d'asile ou de séjour. Après un long séjour illégal, ils demandent ensuite une aide à la réintégration pour leur retour. L'afflux important de Brésiliens qui séjournent d'abord illégalement en Belgique pendant quelques mois avant de demander une aide à la réintégration laisse supposer que le système était bien connu au Brésil et constituait un facteur d'attraction pour venir en Belgique.
« En théorie, cette aide est un instrument qui encourage le retour volontaire. Mais si, dans la pratique, nous constatons que des personnes abusent du système et que cela rend la Belgique encore plus intéressante pour y séjourner illégalement, alors cela doit cesser. Si, en tant que décideur politique, vous constatez que des systèmes bien intentionnés ne fonctionnent pas, vous devez oser les supprimer », explique M. Van Bossuyt.
À partir du 1er décembre 2025, les Brésiliens ne recevront donc plus d'aide à la réintégration en cas de retour volontaire. Pour les adultes, cela représentait des montants compris entre 1 000 et 2 500 euros. Auparavant, le ministre Van Bossuyt avait déjà supprimé la prime de retour pour les Moldaves, après avoir constaté des signes évidents d'abus. Avec succès : l'afflux de Moldaves en 2025 a considérablement diminué par rapport à la même période en 2024.
Par cette décision, le ministre veut garantir que l'aide soit accordée à ceux qui y ont droit et que la politique de retour reste crédible. « Le retour est et reste la pièce maîtresse de notre politique d'asile. Volontaire si possible, forcé si nécessaire. »