La ministre Van Bossuyt renforce la politique de retour avec une approche renforcée et accélérée pour les Syriens
Le 22 janvier, la ministre de l'Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, participera au Conseil informel Justice et Affaires intérieures (JAI) à Chypre. Le retour des Afghans et des Syriens dans leur pays d'origine sera au centre des discussions. Le retour forcé des criminels et le retour volontaire seront abordés.
Volontaire lorsque cela est possible
La ministre Anneleen Van Bossuyt a annoncé qu'elle encouragerait de manière plus ciblée le retour volontaire des Syriens. Le régime d'Assad est tombé depuis plus d'un an, le retour est à nouveau possible. C'est pourquoi le gouvernement a opté pour une approche renforcée et accélérée pour les Syriens.
L'afflux massif de Syriens ces dernières années exerce une forte pression sur la Belgique. À l'heure actuelle, 2 808 Syriens séjournent dans une structure d'accueil. Depuis la reprise des décisions par le CGRA en novembre 2025, le taux de protection des Syriens n'est que de 24 %. Selon le ministre Van Bossuyt, l'approche est claire : retour volontaire lorsque cela est possible, retour forcé lorsque cela est nécessaire. Cependant, il n'est un secret pour personne que les procédures forcées prennent plus de temps que les départs volontaires, ce qui signifie que les personnes restent plus longtemps dans les centres d'accueil pour demandeurs d'asile.
« Chaque jour supplémentaire passé dans un centre d'accueil coûte très cher à la société, jusqu'à 20 000 euros par an et par personne. C'est pourquoi il est important d'encourager les migrants à retourner plus rapidement dans leur pays d'origine s'ils n'ont pas droit à l'asile ou au séjour. »
Aide à la réintégration
Le ministre Van Bossuyt accordera une aide à la réintégration plus élevée aux Syriens qui rentrent volontairement dans leur pays. Plus ils le feront rapidement, plus le montant de cette aide sera élevé. Cette initiative est en partie financée par l'UE. Les Syriens engagés dans une procédure d'asile qui choisissent le retour volontaire pourront compter sur une aide à la réintégration pouvant atteindre 5 000 euros. Ce système existe également dans plusieurs pays d'Europe du Nord. Ceux qui restent plus longtemps dans la procédure d'asile verront cette aide diminuer progressivement. Les personnes qui se trouvent actuellement en situation irrégulière dans le pays et qui choisissent de retourner dans leur pays d'origine recevront 3 000 euros.
Van Bossuyt explique cette mesure mûrement réfléchie : « Nous voulons encourager les demandeurs d'asile qui peuvent rentrer chez eux à reconstruire leur vie le plus rapidement possible dans leur pays d'origine. C'est dans l'intérêt des personnes concernées, mais cela représente également une économie importante pour notre pays par rapport à l'accueil de ces demandeurs d'asile dans un centre d'accueil. Cette aide est unique et est, dans la mesure du possible, assortie d'une interdiction d'entrée sur le territoire, ce qui nous permet d'éviter les « portes tournantes » de l'asile, où certaines personnes pourraient abuser du système. »
L'aide à la réintégration consiste en un soutien concret mis en œuvre dans le pays d'origine et coordonné au préalable avec les organisations partenaires dans ce pays. Il ne s'agit pas d'une aide financière, mais d'un soutien ciblé, tel qu'une aide au logement, à la formation, aux soins médicaux ou au démarrage d'une activité économique, en vue d'une réintégration durable.
Forcé lorsque cela s'impose
En outre, le ministre continue de miser sans relâche sur le retour forcé en général pour ceux qui ne veulent pas coopérer, notamment en renforçant la capacité d'escorte, en augmentant le nombre de places dans les centres fermés et en concluant davantage d'accords de réadmission avec les pays d'origine. La priorité est donnée aux criminels condamnés qui se trouvent illégalement dans notre pays.
« Le retour est depuis des années le talon d'Achille de la politique d'asile et de migration en Belgique. Il est temps d'agir. Les personnes qui n'ont pas leur place ici doivent partir plus rapidement, surtout lorsqu'elles menacent notre sécurité. Nous pourrons ainsi enfin alléger la pression sur notre société », a déclaré le ministre Van Bossuyt.