Le nombre de demandes d’asile introduites en mars a atteint son niveau le plus bas depuis 2022, les chiffres continuent de baisser en avril

Le nombre de demandes de protection internationale continue de diminuer en Belgique. Le nombre de demandes introduites en mars 2026 a atteint son niveau le plus bas depuis 2022. Il s’agit en l’occurrence d’une baisse de 23 pour cent par rapport à mars 2025. Cette tendance s’est clairement poursuivie en avril, avec une diminution de 27 pour cent des demandes d’asile par rapport au mois d’avril 2025. Ces chiffres sont en baisse constante depuis l’instauration de la politique de crise de la ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, et cette baisse reste plus marquée que la moyenne européenne.  

Au cours des quatre premiers mois de 2026, une baisse moyenne d’environ 15 pour cent du nombre de demandes d’asile a été constatée au niveau européen par rapport à la même période en 2025. Avec une baisse de 30,5 pour cent en moyenne, la Belgique affiche donc des pourcentages supérieurs à la moyenne par rapport à d’autres Etats membres de l’Union européenne. Les chiffres observés en Belgique sont supérieurs à la moyenne européenne depuis l’instauration des mesures de crise en août 2025. « Les chiffres ne mentent pas : notre politique fonctionne et l’afflux continue de baisser. Nous avons changé de cap et cela porte clairement ses fruits. Je poursuivrai dans cette voie », déclare la ministre Van Bossuyt. 

Depuis le début de cette législature, le gouvernement a pris une série de mesures drastiques pour lutter contre les abus et limiter l’afflux. Les règles en matière de regroupement familial ont ainsi été durcies et le revenu d’intégration des primo-arrivants est désormais lié à leurs efforts d’intégration. Le fait que la tendance observée en Belgique se poursuive en 2026 montre clairement qu’une politique plus stricte a bel et bien un effet dissuasif. 

Le refus d’accueillir des demandeurs d’asile bénéficiant déjà d’une protection dans un autre État membre de l’UE est également maintenu, conformément à la législation belge et à la jurisprudence européenne en vigueur. Après l’arrêt du Conseil d’État, qui stipule que chaque dossier doit faire l’objet d’une évaluation individuelle, la ministre a conclu des accords de travail clairs avec les services compétents. 

« Les nombreuses tentatives visant à faire obstacle à ma politique n’ont fait que me convaincre que nous sommes en train de changer des choses qui, pendant des décennies, étaient taboues. En l’absence de mesures sévères, nous ne parviendrons pas à alléger la pression sur nos services d’asile et d’accueil, ni à résorber cette crise. Ce gouvernement a déjà opéré de nombreux changements, mais le travail est loin d’être terminé. Je continuerai, dans les mois à venir, à soumettre des propositions pour réduire l’afflux de demandeurs d’asile et intensifier les retours, afin de parvenir à un système qui soit acceptable pour la population. »