Les services d’asile et de migration présentent leurs chiffres annuels pour 2025

Ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt : « Le revirement s’est amorcé, mais ce n’est que le début. »  

Les services d'asile et de migration ont présenté aujourd'hui leurs chiffres annuels pour l’année 2025. Au cours de la période de septembre à décembre 2025, le nombre de demandes d'asile a diminué de 28 % par rapport à la même période de l’année 2024. Sur l'ensemble de l'année, 34 439 demandes de protection internationale ont été enregistrées, soit une baisse de 13 % par rapport à l'année précédente (39 615), ce qui représente le niveau le plus bas depuis 2021. 

« Au terme d’une législature marquée par une augmentation du nombre de demandes d’asile, des solutions d'urgence et un sentiment d'impuissance, nous constatons que le revirement s’est amorcé. Mais ce n'est qu'un début, il reste encore beaucoup à faire », déclare la Ministre de l'Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt. C’est pourquoi le gouvernement prendra également des mesures supplémentaires en 2026. 

Revirement de situation 

Bien que les conflits internationaux et les développements géopolitiques continuent d'influencer les flux migratoires, la ministre a souligné que cette baisse significative coïncidait avec la mise en œuvre des mesures de crise adoptées par le gouvernement. Cette tendance se confirme également en comparant les chiffres belges à ceux de l’Union européenne. En 2024, la Belgique enregistrait encore 12 % de demandes d'asile en plus, alors que l'Union européenne en avait 12 % de moins en moyenne. En 2025, la situation s'est inversée. La Belgique termine l'année par une baisse de 13 %. Au cours des derniers mois de 2025, le nombre de demandes introduites en Belgique a même diminué plus rapidement que la moyenne européenne.  

« En l'espace d'un an, la tendance en Belgique s'est véritablement inversée et repart dans le bon sens. C’est la preuve que le changement de cap opéré par le gouvernement Arizona fait la différence. Il s'agit d'un tournant, et non d'un aboutissement », souligne la ministre. 

Mesure très controversée  

 Les premiers résultats sont également visibles dans le domaine de l'accueil. L’accueil en hôtel a pris fin début 2026, plus tôt que prévu. En août 2025, le taux d'occupation du système d'accueil est tombé pour la première fois en deux ans sous la barre des 33 000 personnes. La liste d'attente pour les hommes seuls a également diminué de 40 % par rapport à la fin de l'année 2024. 

L'une des mesures les plus controversées a été la décision de ne plus accueillir les personnes bénéficiant déjà d'une protection internationale dans un autre État membre de l'Union européenne. Cette mesure a entraîné une baisse de 83 % de ces profils spécifiques (bénéficiaires du statut M) entre septembre et décembre 2025. 

« Les chiffres prouvent que cette mesure a eu l'effet escompté, à savoir montrer clairement que la Belgique ne tolérera plus ce type d'abus du système d'asile », déclare la Ministre Van Bossuyt. 

Début octobre, la ministre a été personnellement visée par une plainte pénale déposée par quatre familles n’ayant pas bénéficié d’un accueil. Lors de la conférence de presse, elle a annoncé que le procureur général lui avait entre-temps fait savoir qu'aucune infraction pénale n'avait été constatée. 

Le dispositif en matière de retour      

Le nombre de retours volontaires est resté stable, tandis que les retours forcés vers les pays d'origine ont légèrement augmenté de 7 %. Les retours au départ d’établissements pénitentiaires ont, quant à ceux, augmenté de 25 %, pour atteindre 1 575 personnes, soit le niveau le plus élevé en sept ans. 

« Le retour est le dernier maillon de la chaîne et a été, pendant des années, le maillon le plus négligé », déclare la ministre. « Il faut du temps pour faire demi-tour, mais nous faisons désormais des progrès significatifs. » 

Le gouvernement investit donc massivement dans des capacités supplémentaires au sein des centres fermés. La Belgique entend également conclure davantage d'accords de réadmission avec les pays d'origine selon le principe du donnant-donnant. Des progrès sont également réalisés au niveau européen, notamment dans le cadre d’une récente mission administrative en Afghanistan visant à enfin débloquer les retours vers ce pays. 

Témoignage de respect  

La ministre a conclu par des remerciements explicites à l’attention de tous les collaborateurs de la chaîne migratoire, et a fait passer un message clair : « Nos collaborateurs œuvrent au quotidien en faveur d’une politique migratoire stricte, mais équitable. Ils méritent le respect et ne peuvent pas être victimes d’actes d’intimidation, de vandalisme ou de violence comme l'année dernière. Je ne tolérerai aucun acte de ce genre. »