Quasi 36 pour cent de demandes d’asile en moins en février 2026

En février 2026, le nombre de demandes d’asile en Belgique était inférieur de presque 36 pour cent par rapport au mois de février 2025. La baisse recensée en Belgique (- 35,9 %) est ainsi deux fois plus importante que la moyenne européenne (- 18 %). Cette tendance à la baisse, observée depuis l’instauration de la politique de crise de la ministre de l’Asile et de la Migration Anneleen Van Bossuyt, se poursuit. « Les derniers chiffres montrent que nous sommes sur la bonne voie, mais le chemin à parcourir reste long. Nous poursuivons nos efforts. Le fait que cette tendance se poursuive, avec des résultats meilleurs que la tendance européenne actuelle, montre également que la politique menée a bel et bien un effet sur l’afflux de nouveaux demandeurs d’asile. »   

Depuis le début de cette législature, le gouvernement a pris une série de mesures drastiques pour lutter contre les abus et limiter l’afflux.  Les règles relatives au regroupement familial ont notamment été durcies, et le revenu d’intégration des personnes bénéficiant d’une protection internationale sera désormais lié à leurs efforts d’intégration.   

Le refus d’accueillir des demandeurs d’asile bénéficiant déjà d’une protection dans un autre État membre de l’UE, repose désormais sur une base juridique différente de celle suspendue par la Cour constitutionnelle. « Je ne resterai pas passive face aux abus de notre système d’asile et d’accueil. Pour l’heure, l’application de cette mesure ne se fera pas sur la base juridique suspendue par la Cour constitutionnelle, mais sur d’autres dispositions belges existantes et sur la jurisprudence européenne », précise la ministre. 

La ministre a constaté entre-temps que cette catégorie de demandeurs d’asile introduisait un nombre considérable de demandes répétées. « Permettez-moi d’être très claire sur ce point : l’introduction d’une nouvelle demande n’a aucun intérêt. Celle-ci sera à son tour refusée et n’aboutira pas à un accueil. Le retour reste la seule option. »   

Pour la ministre, cette baisse ne marque pas pour autant la fin du travail à réaliser. La mise en œuvre de l’accord de gouvernement se poursuivra en 2026. L’accent sera mis sur de nouvelles mesures visant à réduire l’afflux, sur l’implémentation du Pacte européen sur la migration et l’asile, ainsi que sur un renforcement accru de la chaîne de retour. « Cette politique exige des efforts soutenus. Nous poursuivons donc notre travail avec détermination », conclut-elle.